Les tags RFID UHF EPC Class1 Gen2 peuvent permettre la lecture et l’incorporation de données dans la mémoire de leurs puces. Or, la composition de la mémoire d’un tag UHF EPC Class1 Gen2 soulève plusieurs questions : Comment la mémoire d’un tag UHF EPC Class1 Gen2 est-elle segmentée ? A quoi correspondent les différents types de mémoire : TID, EPC, USER et Reserved ? Peut-on enregistrer des informations dans tous ces types de mémoire ?…

Un tag RFID passif est composé d’une antenne et d’une puce RFID, elle-même comporte d’une mémoire.

En fonction de l’utilisateur ou de l’application finale, la taille de la mémoire d’une puce RFID est plus ou moins importante. Par exemple, pour l’identification seule d’un produit, une petite mémoire est suffisante. Pour d’autres applications, la mémoire doit être importante, notamment dans des zones isolées sans accès aux réseaux.

La mémoire d’une puce RFID varie d’une puce à l’autre. Celle-ci est segmentée en plusieurs types de mémoire : TID, EPC, USER et Reserved.

La mémoire d’une puce RFID UHF Class1 Gen2

C’est dans la mémoire TID (Tag Identifier) qu’est inscrit le numéro d’identification unique du fabricant. Celui-ci est incrémenté dans la puce au moment de sa fabrication. Ce numéro ne peut pas être modifié et est unique.

Le code d’identification du tag, qui peut être unique, est inscrit dans la mémoire EPC (Electronic Product Code). C’est l’encodage qui permet d’assigner ce numéro au tag.

La mémoire USER est optionnelle. Elle concerne les tags RFID permettant la lecture et l’écriture dans la mémoire de la puce. C’est en effet dans cette mémoire que l’utilisateur équipé d’un lecteur RFID, peut écrire des informations dans le tag ou lire celles déjà inscrites par un précédant utilisateur. C’est ainsi dans cette mémoire que l’on enregistre de l’information. Elle est elle-même divisée en plusieurs blocs. L’accès à ces différents blocs peut être verrouillé à tel ou tel utilisateur.

La mémoire RESERVED permet de verrouiller les fonctions de lecture et écriture des données de la puce RFID, notamment dans le cas de données sensibles ou confidentielles.

L’encodage d’un tag RFID

L’encodage concerne les mémoires EPC et USER.

Tout d’abord, cela consiste à assigner un code d’identification à la puce et donc à un tag. C’est dans la mémoire EPC qu’est inscrit ce code. Inscrit dans la mémoire de la puce, ce numéro peut ensuite être lu par un lecteur RFID adapté. Lors de l’encodage, ce numéro peut être protégé c’est-à-dire qu’il n’est pas modifiable, ne peut être effacé.

L’EPC peut suivre le standard GS1 qui garantit l’unicité et l’authenticité des codes.

La mémoire USER peut également être encodé c’est-à-dire que des informations sont renseignés dans cette mémoire. Par exemple, un tag peut être fixé sur un compteur de gaz avec lequel lesquels plusieurs opérateurs interagissent. Grâce à un lecteur mobile RFID adapté, chaque opérateur intervenant peut renseigner dans le tag l’opération de maintenance qu’il a effectuée et savoir quelles autres opérations ont été menées. Et cela, sans 3G ni wifi ! En effet, même dans des conditions extrêmes (de température, de pression, …) l’identification et le suivi par la technologie RFID peut fonctionner !

A noter que la mémoire USER peut être verrouillée, c’est ce que l’on appelle la fonction « lock ». Elle n’est ainsi lisible que pour un certain type de lecteurs autorisés.

Quels types de tags peuvent être encodés ?

Tous les types de tags peuvent être encodés.

Par exemple, l’encodage peut être effectué pour des badges pour permettre l’entrée dans des zones sécurisés tels parkings, des lieux de travail, des chantiers etc. mais aussi pour des tags durcis c’est-à-dire qui seront soumis à des contraintes environnementales particulièrement rudes.

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